Le film raconte l’histoire des déplacements forcés des populations du Darfour au Caire.
De Wadi Halfa (Soudan) à Aswan (Egypte) nous suivons, dans leur périple en bateau, les réfugiés qui fuient l’ethnocide du Darfour. Le Nil, couloir de circulations, sera le fil conducteur d’une traversée de l’espace qui nous conduira du Soudan au Caire. Cette traversée de l’espace se double d’un parcours d’épreuves. Après avoir rêvé de refuge et d’asile les réfugiés du Darfour témoignent de la rudesse de leur vie en exil en insistant sur cet « abandon sans nom » de la communauté internationale en général et du HCR en particulier. Nous les retrouverons en train d’exercer les métiers les plus dégradants (dans les décharges) évoquant des conditions de travail presqu’aussi meurtrières que la guerre du Darfour nous les voyons également dans une interaction douce, parfois cruelle, souvent ironique avec la société égyptienne.